News

Hammamet accueillera le premier Sommet africain sur l’IA et la cybersécurité

Du 30 mars au 1er avril 2026, la ville tunisienne de Hammamet sera l’épicentre d’une réflexion continentale majeure. Le premier Sommet africain dédié à l’intelligence artificielle et à la cybersécurité s’y tiendra, avec pour ambition de jeter les bases d’une gouvernance numérique « intelligente et sécurisée » pour les États africains.

Sous le thème fédérateur « Vers une gouvernance numérique intelligente et sécurisée pour la transformation digitale des gouvernements africains », l’événement se fixe un objectif stratégique : définir une vision africaine et souveraine du numérique, en phase avec les aspirations de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.

Placé sous l’égide du Conseil de coopération scientifique arabe (CCSA) et organisé avec un consortium d’institutions, dont l’Université de Sfax et Al-Bahith Academy, ce rassemblement inédit mobilisera un écosystème complet. Experts, responsables politiques, chercheurs et entrepreneurs convergeront autour de la devise « Secure Intelligence, Connected Continent ».

Au cœur des discussions : des enjeux d’une actualité brûlante. Les participants débattront des modèles de régulation agile pour l’IA, des moyens de contrer les cybermenaces de nouvelle génération, comme les deepfakes ou les attaques DDoS sophistiquées, et de l’intégration responsable de l’intelligence artificielle dans les services publics et les secteurs clés (santé, finance, éducation). Le sommet abordera également les défis à long terme, dont l’avènement potentiel d’une IA super intelligente et ses implications en matière de sécurité.

Cette rencontre se veut un plaidoyer pour une coopération continentale renforcée. Parmi les pistes avancées figurent la mise en place de centres régionaux de réponse aux cyberincidents et l’harmonisation des cadres législatifs, s’inspirant notamment de modèles comme le RGPD européen.

Fondé sur un partenariat tripartite public-privé-académique, le sommet porte une ambition claire : faire de l’Afrique un acteur à part entière de la révolution numérique, non plus seulement utilisatrice, mais aussi créatrice et régulatrice des technologies de demain. La souveraineté numérique, la protection des données citoyennes et l’inclusion technologique seront au centre de cette feuille de route en construction.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *