Economie

Le gouvernement débloque une hausse des salaires de 4% pour 2026

Dans le cadre du projet de loi de finances triennal (2026-2028), le gouvernement tunisien a officialisé une mesure phare attendue par les agents de l’État : une augmentation générale des salaires du secteur public, évaluée à 4 % pour l’année 2026. Cette décision s’inscrit dans une stratégie globale visant à dynamiser l’emploi, à consolider les rémunérations et à soutenir le pouvoir d’achat.

Un budget de l’État en hausse pour accompagner la politique sociale

Pour porter cette ambition, le budget de l’État affiche une nette progression. Selon les informations compilées par notre rédaction, il est estimé à 63,575 milliards de dinars pour 2026, ce qui représente une augmentation de 8,9 % par rapport aux prévisions de dépenses pour 2025.

Cette enveloppe budgétaire renforcée se traduit concrètement par une hausse de 3,6 % des dépenses consacrées aux rémunérations des fonctionnaires, portant cette ligne à 25,267 milliards de dinars. Cette masse salariale élargie financera non seulement la revalorisation des traitements, mais aussi la création de 22 523 postes et la régularisation de la situation de 51 878 agents précaires, une mesure sociale majeure.

Une enveloppe dédiée pour une augmentation ciblée

Afin de sécuriser cette politique salariale, le projet de loi prévoit une disposition spécifique : un milliard de dinars est alloué au titre des dépenses imprévues pour financer la revalorisation. Selon les calculs du gouvernement, cette manœuvre permettra d’assurer une augmentation effective des salaires de 4,1 % par rapport à 2025. Après prise en compte des nouveaux recrutements et des régularisations, la hausse nette pour les salariés en poste sera de 4 % par rapport au budget initial de 2026.

Pensions et sécurité sociale également à l’honneur

Le volet social du projet de loi ne se limite pas aux seuls salariés actifs. Une revalorisation des pensions de retraite est également actée, avec le montant minimal qui passera de 260 à 280 dinars. Par ailleurs, la Caisse nationale de sécurité sociale verra son financement consolidé à hauteur de 800 millions de dinars. Une partie de ces fonds, précisément 100 millions, sera destinée à l’acquisition de médicaments spécifiques non pris en charge par le régime de base.

Objectifs : Pouvoir d’achat, stabilité et relance

Les autorités tunisiennes présentent ce train de mesures comme un levier essentiel pour préserver le pouvoir d’achat des ménages, renforcer la cohésion sociale et promouvoir un emploi décent au sein de la fonction publique. Le gouvernement anticipe que ces investissements sociaux, en boostant le revenu des fonctionnaires et des retraités, contribueront significativement à la relance de l’activité économique et à l’amélioration des conditions de vie d’une partie importante de la population.

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