Economie

Les énergies renouvelables dopent l’investissement en Tunisie

Le paysage économique tunisien affiche un dynamisme encourageant. Le volume global des investissements déclarés a connu une croissance remarquable de 41,5% sur la période en cours, comparé à la même période de l’année précédente. Cette performance significative, annoncée ce lundi par Mme Naïma Ayadi, Présidente de l’Instance Tunisienne d’Investissement, est largement attribuable à l’annonce de trois projets majeurs dans le secteur des énergies renouvelables, intervenue le mois dernier.

Une répartition sectorielle qui dessine de nouvelles priorités

Lors d’une interview accordée à la Radio Nationale, Mme Ayadi a détaillé la répartition de ces investissements déclarés, dessinant une nouvelle cartographie des priorités économiques. La part du lion revient au secteur industriel, qui capte 30% des engagements. Il est suivi de près par le secteur des énergies renouvelables, dont la part s’élève à 28%, confirmant son essor comme pilier de la croissance. Viennent ensuite les services (17%), l’agriculture (15%) et le tourisme (10%).

Cependant, un nuance importante a été apportée, malgré sa position dominante en termes d’intentions, le secteur industriel a enregistré une contraction de 17,5% de la valeur effectivement investie, un point qui pourrait appeler à une analyse plus approfondie.

Les régions intérieures, nouveaux pôles d’attraction

Un des enseignements majeurs de ce bilan est le rééquilibrage géographique en cours. Mme Ayadi a en effet souligné que les régions de l’intérieur du pays concentrent à elles seules 60% des intentions d’investissement. Cette tendance est perçue comme un signal fort du rééquilibrage territorial et de l’attractivité croissante de ces zones.

Autre indicateur positif, 77% de ces projets sont des créations nouvelles, et non des extensions. Ce taux élevé « confirme que la Tunisie reste un pays attractif et stimulant pour les investisseurs », a estimé la présidente.

Main-d’œuvre qualifiée et capitaux : les piliers de la confiance

L’analyse de l’origine des capitaux révèle une répartition équilibrée entre les fonds purement tunisiens (55%) et ceux impliquant un partenariat étranger (45%).

Interrogée sur les atouts qui sous-tendent cette attractivité, Mme Ayadi a identifié la compétence de la main-d’œuvre tunisienne comme le facteur numéro un. Pour capitaliser sur ce potentiel, l’Instance Tunisienne d’Investissement mène une politique active visant à orienter les capitaux vers des secteurs d’avenir et à mettre en œuvre des stratégies pour endiguer la fuite des cerveaux, garantissant ainsi au pays de bénéficier pleinement des compétences de sa jeunesse.

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