Economie

Diaspora et tourisme : un record à 17 milliards pour la Tunisie

L’année 2025 a confirmé une tendance majeure pour l’économie tunisienne : les Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les visiteurs internationaux en restent les principaux pourvoyeurs de devises. Selon les derniers chiffres publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT), les entrées combinées de ces deux secteurs ont une nouvelle fois battu un record, offrant un ballon d’oxygène vital à la balance des paiements.

Les transferts de la diaspora : une croissance soutenue

La solidarité de la communauté tunisienne établie hors des frontières s’est une fois de plus manifestée avec force. À la clôture de l’année 2025, les transferts d’argent des TRE ont atteint 8,76 milliards de dinars, enregistrant une croissance de 6,03% par rapport à 2024, où ils s’étaient élevés à 8,26 milliards. Cette manne financière directe constitue un soutien fondamental pour de nombreux ménages et contribue significativement à la stabilité macroéconomique du pays.

Le Tourisme : une résilience payante

Parallèlement, le secteur touristique a maintenu sa reprise vigoureuse. Les recettes générées par ce pilier historique de l’économie ont progressé de 6,54%, passant de 7,6 milliards de dinars en 2024 à 8,1 milliards en 2025. Cette performance souligne l’attractivité durable de la Tunisie comme destination et la résilience de son industrie touristique.

Une injection de capitaux décisive

Cumulés, ces deux flux financiers ont injecté pas moins de 16,86 milliards de dinars dans l’économie nationale sur l’ensemble de l’année 2025. Cela représente une augmentation d’environ un milliard de dinars (précisément +996,2 millions) par rapport au total de 15,86 milliards enregistré l’année précédente, soit une hausse globale de 6,28%.

Dans un contexte national toujours marqué par des défis budgétaires et des pressions sur les finances publiques, ces ressources en devises s’avèrent plus que jamais cruciales. Elles amortissent les déficits, soutiennent la valeur du dinar et permettent de financer les importations essentielles.

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