L’interdiction du plastique crée des tensions au milieu professionnel

Apparue dans les années 1950, l’utilisation massive du plastique n’a cessé de s’étendre depuis. Aujourd’hui, plus de 300 millions de tonnes sont produites annuellement. La production est restée relativement constante depuis dix ans, elle continue de croître, en particulier dans les pays en voie de développement.

La Tunisie, qui n’a pas encore ou ne peut pas se permettre une vraie politique environnementale, n’échappe pas à cette règle, puisque le pays produit chaque année environ 3 milliards de sacs plastiques, outre les 1,2 milliard de sacs importés !

Soudainement, le ministère de l’environnement avait annoncé l’arrêt de la fabrication de certains types de sacs en plastique « interdits sur le marché intérieur » à partir du 1er septembre 2022. Une bonne nouvelle pour l’environnement mais pas pour les professionnels du secteur.

Le président du groupement professionnel de l’industrie du plastique, Oussama Messaoudi, a assuré que toutes les dispositions de la décision du ministère de l’Environnement d’interdire la production et la détention des sacs en plastique ont commencé à être appliquées à partir d’hier jeudi 1er décembre 2022. 

Le délai de trois mois accordé par le ministère aux industriels est expiré. 

Intervenant sur les ondes de Mosaïque FM que, il a expliqué le ministère a changé les sacs en plastique par d’autres qui sont plus résistantes. Ceci a été fait sans dévoiler les critères de choix de ce type de plastique, de sa manière de fabrication ou des machines nécessaires pour l’opération. 

Selon lui, les industriels sont incapables de produire le nouveau sac car ils n’ont aucune idée sur sa composition.

Cette situation risque de participer à la faillite des entreprises, leur fermeture et évidemment la perte de postes d’emploi. 

Il a dénoncé la décision du ministère d’opter à cette alternative sans penser aux professionnels du secteur.

Au final, il a appelé à une solution rapide dans des délais clairs.